Oksana Rozhkova
Artiste multidisciplinaire, elle explore les liens entre scénographie et photographie dans une démarche autofictionnelle, tout en développant une pratique en illustration et en graphisme.
Oksana est une artiste russo-ukrainienne née au Kazakhstan. Elle a complété un DEC en arts visuels au Cégep du Vieux Montréal, puis obtenu un baccalauréat en scénographie à l’Université Concordia en 2020. Établie au Saguenay depuis la même année, elle collabore avec divers organismes culturels de la région et réalise de nombreux projets créatifs en tant que scénographe, notamment avec le Théâtre La Rubrique et le Festival international des arts de la marionnette à Saguenay (FIAMS). Elle a également développé des compétences en graphisme, en illustration et en animation 2D au sein des Films de la Baie. En 2024, elle cofonde le collectif de bande dessinée et d’illustration Première Drave, basé au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elle poursuit actuellement une maîtrise en recherche-création en arts à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), où elle approfondit sa pratique en scénographie et en photographie, tout en explorant des enjeux liés au multiculturalisme et à l’interculturalisme.
Ma pratique s’ancre dans un héritage pluriel et complexe, à la croisée de mes racines russo-ukrainiennes et de mon ancrage au Canada. Fascinée par les contes, les traditions païennes slaves et la photographie spirite, j’allie la scénographie à la photographie argentique pour faire apparaître une identité hybride, fragile et mouvante, qui se construit entre le soi, l’héritage et la figure de « l’Autre ». En adoptant trois postures distinctes; conteuse, artiste et persona, je déconstruits, transforme et recompose différents fragments de folklores, traditions, techniques et gestes en atelier et en chambre noire pour questionner l’identité, le multiculturalisme, l’interculturalisme et l’hybridation culturelle.
À travers la création d’artefacts scénographiques et l’incarnation des entités autofictionnelles hybrides, le corps s’inscrit comme un seuil de transformation, où le geste, improvisé ou anticipé, opère comme un « voyage » liminal.